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Céligny Nicolas
Choucq en cuisine
et Pedro de
Matos en salle
en préservent
la magie.
ALAIN GIROUD
Il a décidément un charme
fou ce Buffet de Gare niché
dans l'esclave genevoise de
Céligny. Un décor
d'un romantisme absolu,
évoquant les plus belles
heures du chemin de fer,
affiches rétros et objets de
collection exposés dans un
cadre art-déco adorable.
Les yeux des femmes
brillent plus intensément
dans ce lieu amoureusement
présenté par Pedro
de Matos, qui assure avec
professionnalisme le service
en salle, et le cuisinier
Nicolas Choucq.
Carte bistrotière
Ce dernier propose une
carte bistrotière qui réconcilie
les amateurs de canaillerie et les tenants
d'une gastronomie plus
classique. Logique dans
une région où la clientèle
étrangère, en particulier
anglo-saxonne, n'a pas
vraiment l'habitude de se
nourrir de cuisses de grenouilles
ou de tête de
veau.
Mais elle aime certainement
ces huîtres de Prat Arcum élevées
par Yvon Madec, dodues
sans être
trop grasses, à
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Un très beau plat
d'un classicisme absolu.
Romarin incandescent
Quittons la Normandie
(le cidre..,) pour la Provence
et ses agneaux qui
ont brouté le romarin, la
farigoule et la bruyère.
On a le droit de rêver, non?
Le carré de Nicolas
Choucq est cette fois
servi très rosé. Il est
tendre comme le cœur d'une
jeune fille, associé à un
mélange de courgette sau-tée
et de tomates cerises et
à un petit jus corsé. Il
arrive sur la table avec
une branche de romarin enflammé
qui parfume l'atmosphère
et ajoute au romantisme
ambiant.
A l'heure des douceurs,
on retrouve les clins d'œil
de l'enfance avec des desserts
en communion avec la
cuisine de terroir de Nicolas
Choucq. Le bonheur est
alors total.
BUFFFET DE LA GARE DE CÉLIGNY
25, route de Founex
1298 Céligny
Tél. 022 776 27 70
Menu à midi seulement,
A la carte (entrée, plat,
dessert et une demi-bouteille de vin), compter
90 fr.
Parking
Terrasse
Accès handicapés
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déguster
nature (évitez citron et
surtout vinaigre à l'échalote,
cela tue les saveurs
marines) avec un pain
complet beurré. Toute la
marée bretonne déferle
sur la table, comme pendant
les vacances.
Comme si le printemps
pointait déjà son nez, on
découvre de la vraie dent-de-lion
sauvage parmi les
entrées. Assortie de petits
lardons, de croûtons (maison!)
et d'un œuf poché
avec dextérité. Le jaune
coule, chaud, dans la salade,
enrobe les lardons,
imbibe les croûtons... On
ne vous en dit pas plus,
gourmands que vous êtes!
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Terrine de queue
de bœuf
Mais l'œil avisé du passionné
de cuisine de
terroir sera irrésistiblement
attiré par la terrine de
queue de bœuf.
Prise dans sa gelée de
cuisson, moelleuse, tendre,
soulignée d'une vinaigrette
parfumée associée
aux carottes fondantes qui
ont parfumé le bouillon de
pot-au-feu. Le plaisir aurait
été total si cette terrine
parfaite n'avait pas
été servie trop froide. Mais
Nicolas Choucq a promis
que c'était la dernière fois!
Sa côte de veau, en tout cas,
était chaude à cœur.
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Peut-être pas tout à fait
rosée, mais on le soup-
çonne de s'être adapté à
cette fameuse clientèle dont
les goûts sont tradi-tionnels.
En tout cas, la portion
n'est pas destinée aux ap-
pétits d'oiseau. Elle est so-
lidement taillée cette côte,
épaisse comme trois doigts de
bûcheron, dorée, cernée d'un
éventail de lé-gumes frais,
carottes, pe-tits navets,
haricots verts et d'un
paillasson de pom-mes de
terre croustillant, sans
un soupçon de gras superflu.
Et puis, il y a tout
autour, en cordon parfumé,
une sauce crémée au cidre
absolument délicieuse.
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